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    Histoire de la protection sociale en France

    Des prémices de protection sociale avant la Révolution française

    Le besoin de se protéger du risque est ancien. Cette protection était autrefois confiée à la charité et à la solidarité familiale. Avoir beaucoup d’enfants était la meilleure garantie pour ses vieux jours. Les organisations religieuses ont maillé le territoire européen d’hospices et d’hôpitaux avec l’aide des nobles et des propriétaires terriens. Les artisans nourrissaient et logeaient leurs serviteurs, les vieux travailleurs et leurs ouvriers. L’État monarchique créa sous Saint-Louis, l’hôpital des quinze-vingt et, sous Louis IV les Invalides. Jusqu’à la Révolution française, la gestion du risque social était aléatoire et de faible qualité. La réponse était de nature charitable et d’assistance, sauf dans les corporations ou la notion de solidarité apparaissait.

    Le début d’une réponse cohérente est mis en place en Angleterre avec une série de lois successives, dont celle de 1601 en vigueur jusqu’en 1834, attribuant aux pauvres une certaine protection. La loi de 1601 confère un droit à l’assistance à tous les membres d’une paroisse. La paroisse a l’obligation d’assister en argent si c’est un enfant ou un invalide et en travail si c’est indigent valide. Ce droit est confié aux notables et à l’église. Ces lois permettaient d’entretenir les pauvres et d’intégrer « les déviants » dans le monde du travail. La mendicité était réprimée et le refus d’exécuter le travail relevait de la prison.

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